Rivière de la diable (Parc Tremblant)

Cette fois-ci nous avons décidé de faire l’essai d’un packraft et d’un vélo Brompton sur une rivière afin de valider le comportement leurs comportements en eau vive.

Le choix a été facile, suivre la rivière la Diable au parc du Mont-Tremblant entre le lac Monroe et le poste des gardiens de l’entrée du parc.

Cette section est reconnue comme une rivière-école, lacs, rivières étroites et sinueuses et quelques rapides de classe I, II et III.

Jour 1

Notre premier jour consistait à s’installer dans un camping à l’intérieur du parc, notre choix s’est arrêté sur la section du lac Petit Monroe (point central du parc) au camping La Grenouille sur le terrain 44. Ce terrain est immense et possède l’avantage d’être loin des commodités (douches, toilettes, plage, etc..), tranquillité assurer.

Après nous avoir installer confortablement notre campement,  maintenant  Go! Pour l’étude des rapides sur la section entre le Barrage du lac l’Escalier et du Lac Monroe (les rapides sont plus difficiles que la seconde section). Un détail intéressant de ce parc est que la route suit la majorité des parcours ce qui offre une entrée/sortie facile.

En partant du centre d’interprétation, on observe que plusieurs chemins sont disponibles : piste cyclable (en gravier) qui se rend jusqu’aux chutes croches et la route en bitume (idéal pour le Brompton). Cette route qui traverse le parc en direction des villes de  Saint-Donat ou vers La Macaza n’est pas en bitume sur l’ensemble du territoire, malheureusement le bitume s’arrête à 3 km avant le lac des Escaliers.

Premières constatations de notre journée, en général pour descendre une rivière, il faut la monter!

Mon premier conseil, pour ceux qui désirent faire exclusivement de la rivière, prévoyez un plateau sur votre vélo Brompton d’au moins 34 dents. D’ailleurs, pour cette section, il nous aurait été presque impossible de monter ses montées sinueuses sur le gravier avec nos Brompton sans déposer le pied.

Après quelques kilomètres dans les jambes on constate qu’en excluant la chute du Diable (chute de 15 m) qui est infranchissable, le parcours est vraiment intéressant et technique (pour les débutants, il existe des sections de portage pour chacun des rapides), tellement que je dois me résilier à ne pas réaliser cette descente, elle comporte trop de danger pour une embarcation pneumatique équipée d’un vélo pliable Brompton, sans parler que mes expériences en rapide date de plusieurs années.

Pour le moment je ne vois pas l’intérêt de faire cette section si c’est pour utiliser les sentiers de portages.

Jours 2  Départ pour la seconde section de la Diable (section que je connais bien)

8 am, nous sommes seuls sur ce lac paisible (Petit Monroe), pas de vent, petites fumées sur lac et quelques canards, c’est super.

9H20 am, Drop-in des embarcations et de ma conjointe. Pour moi, transport de la voiture au point de sortie la vache noire, retour au Drop-In par vélo Brompton.

9h50 am, Après le barrage du petit Lac Monroe nous attend un rapide de classe II-III, endroit idéal pour faire l’essai de nos embarcations en eau vive. On c’est bien amusé, les Packraft réagissent bien en rapide avec le Brompton à son bord, le niveau est quand même bas, mais ça passe…

À mon avis, cette section comporte beaucoup plus d’intérêt (eaux vives et points de vue) que celle après le Lac Chat.

Pour le comportement du Packraft en rapide.

Règle générale, il est très rare que je sorte de la rivière afin de visualiser un passage dans un rapide de classe I ou II, car l’avantage des embarcations traditionnelles c’est qu’elles sont étroites et possèdent une coque rigide qui permettent d’être égratigné par les impacts des pierres et/ou du frottement sous l’embarcation (lorsque le niveau de l’eau est bas) en cas d’erreur de trajectoire.

Dans le cas du packraft, c’est toute autre chose! La forme du packraft est large et sa coque est plus fragile aux perforations.

Deux facteurs importants à considérer lorsque le niveau de l’eau du rapide demeure bas (plus d’obstacle qui dépasse). Il devient donc doublement important de sortir de la rivière et d’évaluer la largeur des passages ainsi que de leurs profondeurs avant d’y accéder, dans le cas contraire il faudra espérer que la coquille molle du packraft puisse résister!

 

Premier contact avec la vague!

Dès les premières vagues, j’ai senti la différence, malgré le poids du vélo sur la pointe avant j’ai senti les vagues projeter l’avant de l’Explorer 42 (Alpacka) vers le haut, comme si je venais de traverser une vague de 3 pieds en réalité elle n’avait que 1 pied. Cet effet s’explique par le fait que les kayaks/canot de rivière possèdent des pointes plus étroites permettant de « couper la vague » diminuant ainsi l’effet de rebond sur les vagues de face, qui est tout le contraire des packraft.

Malgré cet effet d’amplification (à mon grand bonheur!) l’Explorer 42 (Alpacka) réagit très bien en eau vive.

Même effet pour le Flatwater II de ma conjointe, les seules différences est comme ce packraft est plus petit, il a tendance à se faire « brasser » un peu plus que l’Explorer 42, idéal pour de petits passages de classe RI à RIII, mais pour ceux de longues distances je crois que ce serait assez difficile de le maintenir au-dessus de l’eau.

 

10h30 am, les touristes (la plupart sont Belges ou Français) avec leurs embarcations de location arrivent (départ pour eux du Lac Chat), tous nous dépassent avec leurs kayaks doubles et nous saluent gentiment (tout content de nous dépasser).

Mon côté compétitif ressort, j’aimerais bien les dépasser ou du moins ne pas me faire dépasser, mais que faire avec nos embarcations? Rien à faire, c’est le choix que nous avons fait, une embarcation plus légère et plus compacte, mais en contrepartie plus lente (surtout le Flatwater II).

Les touristes continuent à nous dépasser et ils sont vraiment intrigués par le Packraft-Brompton, ils ne posent pas de question, mais on entend des commentaires entre eux comme « C’est pas bête! », « C’est original! », seul un québécois est venu me poser la question directement: « Est-ce un fauteuil roulant ? ». C’était la première fois qu’on me la disait celle-là…..

13h20 pm, un pont suspendu (pour le Ferrata) traverse la rivière annonçant la fin de notre parcours, arrivé au point de sortie du parc (la vache noire), environs 20 embarcations sont stationnées le long de la plage, ils attendent leurs autobus pour le retour. Tous nous observent (nous sommes les seuls à ne pas avoir le canot jaune de location), je vais chercher mon Honda Element tandis que ma conjointe dégonfle les embarcations.

Petit truc, dégonfler/étender le packraft à la surface de l’eau à la hauteur de vos fesses, puis roulez-le sur l’eau, à chaque tour le sable se retirera et la surface de l’eau servira de table, un bon moyen de ne pas rouler le sable à l’intérieure du packraft.

13h35 pm, tout est rangé, les autobus arrivent, seules les personnes de 14 hrs peuvent monter. La plupart de ceux qui nous ont dépassés devaient attendre celui de 15 heures.

Je rencontre de nouveau le touriste qui m’avait dépassée et qui m’avait communiqué un grand sourire de satisfaction, devinez quoi? Assis dans ma voiture, prête à quitter, je lui ai remis avec une grande satisfaction!

Ceci termine mon histoire du lièvre et de la tortue en packraft! 😉

 

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